Le grenier de l'ASPP

Les peignes à carder

Les peignes à carder

Cette pratique dans nos régions concerne essentiellement la laine du mouton.Toutefois cette technique qui consiste à démêler, séparer et aérer les fibres animales peut s’adresser au mohair et au cachemire issus de la chèvre, à l’angora qui provient du lapin, aux poils de chiens et de chats.

Il semble que le mot carder vienne du mot « cardère » qui est une variété de chardons. Les bergers avaient constaté que les moutons quand ils se frottaient aux chardons laissaient sur ceux-ci des fibres de laine souple, aérée plus « propre ». Ils essayèrent avec succès de recueillir une meilleure laine en frottant leurs bêtes avec des bouquets de chardons. Par la suite apparurent les peignes à carder appelés « cardes » ou « sérans » puis les cardeuses mécaniques équipées de chardons naturels séchés.

Un peigne à carder est fait d’une planchette en bois munie d’un manche et porteuse de rangées de pointes métalliques recourbées à leur extrémité d’environ 5 centimètres. On utilise toujours 2 fers.

La laine est enlevée des cardes puis roulée comme le tabac (sur les cuisses) pour faire un « ondin ».

Le pétan, à savoir, les restes du cardage permettait de rembourrer les matelas et les colliers des ânes, mulets et chevaux.

Dans les Alpes, on cardait souvent la filasse de lin avec un peigne à filasse.

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Vidéo
Méthode du cardage et filage de la laine par Claude Aven

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.