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Anciens jeux de table

Anciens jeux de table

Jeux de table est une appellation générique donnée à un ensemble de jeux de société pratiqués par deux joueurs avec des éléments spécifiques. Le matériel comprend un tablier de 24 cases en forme de triangles, des palets en guise de pions appelés « dames » et des dés à six faces.

Tric trac

 Il se joue sur un plateau où sont dessinées 24 « flèches » nommées « cases » alternativement blanches et noires, dont la pointe est dirigée vers le centre du jeu. Le but du jeu est de marquer le plus de points avec ses dames sans obligatoirement les sortir après un tour complet comme dans le Jacquet et le Backgammon. Le jeu se compose, en plus du plateau, de 15 dames noires et de 15 blanches, de 3 petits jetons, de 2 fichets et d’un pavillon, de 2 dés et 2 cornets.

Le plateau est percé sur le dessus des 4 côtés par 12 trous sur les parties longitudinales au niveau de la base des flèches, et de 3 trous sur chaque partie latérale. Ce plateau est appelé « tablier », lequel est partagé en 2 tables par la bande médiane. Chaque table comporte 2 quadrants (les Jans) contenants 6 cases.

Au début de la partie les 2 joueurs rangent leurs 15 dames sur une case (appelée talon) contre une face latérale identique pour les 2. La suite est une succession de coups dont la complexité est remarquable.


Revertier

 Ce jeu ressemble beaucoup au Backgammon. Il se joue sur un plateau de 24 flèches avec 15 dames blanches et 15 noires en utilisant 2 dés et 2 cornets. Le vainqueur est celui qui fait faire un tour à ses dames et les sort du jeu ou celui qui met son adversaire dans l’incapacité de jouer. Ce jeu prisé sous l’ancien régime a été plus ou moins abandonné avant d’être ressuscité sous le nom de « tables suédoises » par une association de joueurs de ce pays.


Jacquet

Il prend la relève du tric trac vers la fin du XIX° siècle. Il est beaucoup plus simple à jouer. Il se compose d’un plateau (tablier) de 24 flèches, de 15 dames (appelées « tables » à l’origine du jeu) blanches et 15 noires, de 2 dés et de 2 cornets. Les dames sont rangées dans le talon à droite du joueur mais du côté de l’adversaire. Les dames se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. La partie est gagnée quand ces dames ont fait le tour des cases et ont pu être sorties du tablier.

 

Il a remplacé le trictrac puis, par la suite, est détrôné par le backgammon après la fin de la guerre de 1945.


Backgammon

Le jeu est constitué d’un plateau avec 24 flèches de couleurs alternées. Le plateau est séparé en 2 par une barre centrale. Le jan (ensemble de 6 flèches sur le jeu) intérieur comprend les cases de 1à 6, l’extérieur les cases de 7 à 12. Chaque joueur possède 15 pions d’une couleur différente de ceux de l’adversaire. Ces pions se déplacent en fonction du jet des 2 dés. Le but est d’amener les pions dans le « jan » intérieur puis de les sortir. La progression va du « jan » intérieur adverse vers le « jan » intérieur du joueur. On ne peut pas reculer. On peut se poser sur une case vide mais pas sur une case occupée par 2 (ou plus) pions de l’adversaire. Pour agrémenter la partie on peut utiliser un dé doubleur particulier dit le « videau » avec 6 faces marquées des nombres : 2, 4, 8, 16, 32 et 64. Celui-ci est lancé et les points mis en jeu sont multipliés par le chiffre sur le videau.


Garanguet

Presque complètement oublié, ce jeu est né dans la même période que le Jacquet (vers 1800). Comme tous les autres jeux de table il est pratiqué sur un plateau avec 24 flèches, 30 dames de 2 couleurs, 2 cornets et 3 dés. Le positionnement des dames est identique à celui du tric-trac, elles se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il faut faire le tour et sortir comme dans le Jacquet.

 

Tourne case

Chaque joueur possède trois dames, posées en dehors du tablier fait de 2 rangées de 12 flèches. A tour de rôle, les joueurs lancent deux dés à 6 faces et avancent une dame de leur côté d'un nombre de cases égal au plus petit chiffre des deux dés. Une originalité du jeu tient au fait que l'on doive lancer deux dés, mais que l'on ne tient compte que du numéro le plus faible.

Les joueurs font progresser leurs dames en parallèle, chacun d'un côté du tablier, pour les mener sur la dernière case. Il faut amener les 3 dames sur cette dernière case pour remporter la partie.

Comme l’écrivait K Lagerfeld : « le régime est le seul jeu où l’on gagne quand on perd »

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.