Le saviez vous ?

Les sobriquets

Les sobriquets

Autrefois, les familles du Champsaur étaient très nombreuses. Elles comptaient parfois plus de dix enfants. Ces familles avaient des idées bien ancrées, un certain esprit de clocher et des méthodes bien à elles.

Chaque famille ou plutôt chaque clan avait un surnom ou sobriquet qui en disait long sur le caractère de la lignée, ils peuvent faire aussi référence à des particularités physiques de cette personne, à son métier, son origine sociale. Ces surnoms sont souvent des déformations humoristiques ou fantaisistes.

À Prapic ainsi qu'à Poligny, les sobriquets ont une telle importance qu'on les retrouve gravés sur les pierres tombales du cimetière.

Ils sont apparus au Moyen-Age et sont souvent des adjectifs. Ils ne sont pas forcément péjoratifs.

Les surnoms physiques sont apparus au XII° siècle. Ces noms étaient donnés aux personnes qui présentaient une particularité physique apparente permettant de les distinguer.

Les surnoms moraux sont apparus à la même époque. Ceux-ci désignaient les personnes qui se distinguaient par leurs qualités ou leurs défauts.

Les sobriquets ou les surnoms sont moins en vogue aujourd'hui.

Pourtant, dans notre commune de Poligny, c'est encore courant pour désigner une personne ou une famille.

Exemples : Badeou, Lespine, Marrou, Vidaou, Pichapeoute, Guste Charles, Guste François, Peyre, La Caille, Vialar ou Viarar, Checou, Caméléon…

Dans les villages, plusieurs familles portant le même nom étaient différenciées par un sobriquet. Celui-ci pouvait être gravé sur une planche en bois fixée au-dessus de la porte d’entrée de la maison.

Il est difficile de bien orthographier ces surnoms car le patois était plutôt parlé qu'écrit.

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.