Le saviez vous ?

L’oreille d’âne

L’oreille d’âne

Il est difficile de bien décrire cette plante et son histoire tant il y a de contradictions dans les différentes tentatives d'explication de sa nature et de ses origines.

On l'appelle parfois épinard de Nouvelle-Zélande, épinard d'été alors que cette tétragone ne fait pas partie de la famille des épinards.
Elle a été introduite en Europe au XVIII siècle, non pas par le capitaine Cook qui la consommait sur place de même que ses soldats pour lutter contre le scorbut, mais par un botaniste anglais.
Cette plante est très vivace et résistante à la sècheresse. Elle se reproduit spontanément sur tous les sols et préfère l'ombre. Elle pousse au printemps, en altitude à partir de 200 mètres. Les feuilles ont un aspect qui rappelle les oreilles de l'âne.
Elle est très riche en vitamine C. Elle contient peu de calories. Riche en fibres, elle a pour vertu de faciliter le transit intestinal.
On la consomme crue pour accompagner des salades, cuite avec du beurre du sel et de l'ail, à l'eau comme les épinards. Dans les régions où elle est le plus consommée, on la fait en purée, en gratin de macaronis et selon la recette du Champsaur en gratin avec des lasagnes ou de la pâte à crèpe.
Dans certaines contrées, on l'appelle " chénopode Bon Henri " qui est un épinard sauvage. Pour compliquer davantage on trouve des textes dans lesquels elle est appelée " consoude officinale " dont les propriétés gustatives sont faibles par rapport aux valeurs thérapeutiques (traitement des fractures, des troubles intestinaux, de la bronchite et des pleurésies) qui a de plus des propriétés astringentes, cicatrisantes, anti-inflammatoires, émollientes et adoucissantes.
Le bonnet d'âne est sensé rendre intelligent le mauvais élève. L'analyse des données sur les oreilles d'âne amène la confusion, mais leur dégustation est source de délectation.

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.