Architectural

Les cadrans solaires

Les cadrans solaires

Leur origine vient peut-être de l’Egypte. Leur utilisation se développe en Grèce, ils génèrent une véritable science appelée gnomonique. Leur aspect évoque une façon simpliste pour lire l’heure, leur fabrication et leur fonctionnement sont en réalité d’une extraordinaire complexité.

Nous ne décrirons que les cadrans solaires qui existent dans la commune de Poligny et aux alentours immédiats. Les Hautes Alpes en général, du fait de leur important ensoleillement, sont une des régions de France ou l’on trouve le plus de ces instruments de mesure du temps.

Les cadrans solaires habituellement sont constitués d’un support (la table) vertical (rarement horizontal) sur lequel sont gravés ou peints des chiffres romains de 1 à 12 (rarement 24) qui déterminent l’heure.  Cette heure est définie par la projection de l’ombre d’une tige métallique ancrée dans le support qui est appelée gnomon ou style. Cette partie du cadran est très polymorphe. Le style peut être ; linéaire, trapézoïdal, polaire, lancéolé, fléché, triangulaire.

Selon leur orientation ces cadrans solaires marquent les heures de toute la journée mais parfois seulement celles du matin ou de l’après-midi.

On en trouve un à Poligny situé sur la façade de la cure, type déclinant du matin.

Poligny

Poligny

Poligny

Poligny

Il en existe 2 ou 3 aux Farelles, un récent d’origine espagnole représentant un centaure et plus bas à la sortie du village un autre cadran avec un laboureur derrière son bœuf.

Les Farelles

Les Farelles

Les Farelles

Les Farelles

Nous n’en avons pas recensé à Villeneuve ni aux Forestons.

En poussant nos recherches jusqu’au Noyer on découvre un cadran solaire sur la façade ouest de la maison de la botanique (inscription en français : le plus grand ouvrier de la nature est le temps) et un sur la façade d’une ferme d’un apiculteur (inscription  en  français : Dieu t’a donné du temps, qu’en fais-tu ?) quand on se dirige de là vers le nouveau cimetière. Les deux sont des cadrans déclinants de l’après-midi.

Le Noyer

Le Noyer

Le Noyer

Le Noyer

Il existe de très nombreux cadrans solaires à St Bonnet : un sur la porte de l’église (inscription : Dieu t’a donné du temps, qu’en fais-tu ?),

St Bonnet - Eglise

St Bonnet - Eglise

St Bonnet - Eglise

St Bonnet - Eglise

un sur le fronton de la perception (inscription en latin : sol omnibus lucet :le soleil brille pour tous), un avenue des Lagerons datant de 1970 (inscription : la vialeraie),

St Bonnet - Perception

St Bonnet - Perception

St Bonnet - Avenue des Lagerons

St Bonnet - Avenue des Lagerons

deux rue Faudon au n° 7 (inscription en latin : tempus fugit : le temps s’enfuit) et au  n° 8 représentant un chien tenant un  canard dans sa gueule,

St Bonnet - Rue Faudon

St Bonnet - Rue Faudon

St Bonnet - Rue Faudon

St Bonnet - Rue Faudon

un route de la Motte qui a été enlevé, un rue St julien (inscription : carpe diem : mets à profit le jour présent), un sur la minoterie le Moulin (inscription difficile à lire : andde la liberté et daté de 1790). IL existe à la sortie de la ville dans l’avenue des Esclots un petit cadran.

St Bonnet - Rue St Julien

St Bonnet - Rue St Julien

St Bonnet - La Minoterie Le Moulin

St Bonnet - La Minoterie Le Moulin

St Bonnet - Avenue des Esclots

St Bonnet - Avenue des Esclots

On en découvre en flânant dans les environs immédiats, sur les communes des Aliberts , de l’Aulagnier  (inscription en français : aujourd’hui, le premier des jours à venir), de Villard Trottier, des Combes (inscription en français : au-dessus des nuages il y a toujours le soleil) et de la Combe Fleurie (inscription : Lou souleu maure, lou frutch, la vita, l’omme : le soleil mûrit le fruit, la vie, l’homme).

Villard Trottier

Villard Trottier

Les Combes

Les Combes

La Combe Fleurie

La Combe Fleurie

Plus loin on peut découvrir des cadrans solaires à Laye, le Glaizil, St Laurent du Cros, au Forest St Julien, à Chauffayer, les Costes, la Motte et St Firmin.

Dans le village de St Julien près du four, on découvre dans le virage un très beau cadran solaire peint sur la façade d’une maison. Il est daté de 2003 et porte une inscription en français : que la dernière mène à la lumière.  Tandis que je l’admirais, un monsieur s’est approché et très fièrement m’a dit qu’il était le créateur de cette œuvre et de bien d’autres dont celui de la maison de la botanique au Noyer. Il s’agissait bien sûr de monsieur Ph Chamagne.

St Laurent du Cros

St Laurent du Cros

St Julien

St Julien

Sur les cadrans solaires peints, il existe de nombreuses devises dont le classique message de sagesse « carpe diem », ou d’autres plus pessimistes telles que ; « toutes les heures blessent mais la dernière tue ! »

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.