Architectural

Les girouettes

Les girouettes

Parfois appelé bannière ou panonceau, il s’agit d’un instrument muni d’une flèche, mobile sur un pivot, placé au sommet d’un édifice pour indiquer la direction du vent.

De plus, à la différence des manches à air (biroutes), elles donnent l’origine cardinale des bises, des brises, des risées et des bourrasques. On peut ainsi avoir une notion précise de l’origine du vent que ce soit le mistral, le vent du sud, la bise noire ou brune. Par contre, à la différence des biroutes, elles ne renseignent pas sur la force du vent.

Elles ont été inventées en Mésopotamie, 3500 ans avant JC. La plus ancienne, qui représente un triton, se trouve sur la « tour des vents » à Athènes. Léonard de Vinci « réinvente » à la fin du XV° siècle la girouette.

On les trouve sur les toits des maisons pour signifier que la toiture est terminée, sur le toit des églises et en Champsaur au sommet de certaines croix des chemins et croix de la passion (en général des coqs).

Elles ont parfois un rôle décoratif et identitaire en plus de leur valeur d’orientation des courants d’air.

Parfois elles renseignent sur le rang social, les passions (pêche, chasse) et les métiers (forgeron, aubergiste, etc.).

Le plus souvent elles représentent des animaux. L’âne est souvent représenté dans les vallées du Champsaur et du Valgaudemar. Le coq est de loin l’animal le plus souvent utilisé pour les girouettes, et l’on dit que sur les églises il rappelle la constance et la fidélité des croyants.

Elles sont utilisées sur les navires. Les Vikings les fixaient en haut du mat pour déterminer la venue des vents marins.

Par le passé ces girouettes étaient dressées à des fins protectrices ou conjuratoires.

Au début elles étaient en tôle ou en fer blanc. De nos jours, on en trouve davantage faites de cuivre et de zinc. Certaines girouettes sont en bois, très souvent peintes, mais malgré cette protection elles sont vite abîmées par les intempéries.

Vu les progrès techniques, les girouettes ne sont plus utilisées pour étudier les vents. Il reste encore des girouettiers qui réalisent des œuvres artistiques plus que fonctionnelles.

--------------------------------------------------------------------------------------------

--------------------------------------------------------------------------------------------

Comme le disait Cervantès : le vent qui court change la girouette, mais non la tour.

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.