Historique

Le Saint-Bernard

Le Saint-Bernard

Le col du grand Saint Bernard permet d’aller de la Suisse vers l’Italie. Le sommet qui se situe aux alentours de 2500 mètres d’altitude est très froid en hiver et peu sûr car fréquenté par des brigands.

Pour le sécuriser, un hospice fut érigé. Les chanoines, vivant dans l’hospice du Grand Saint Bernard, reçurent en 1660, de la part des habitants suisses de la vallée, des chiens costauds et résistants au froid. Ces chiens au pelage blanc et roux  étaient de très bons gardiens. Leur sens de l’orientation était très aigu et spontanément ces chiens partaient rejoindre des voyageurs perdus dans la montagne pour les amener vers l’hospice. Leur capacité à sentir un homme enfoui jusqu’à six mètres sous la neige fut exploitée par les chanoines qui les transformèrent en chiens d’avalanches.  Leur capacité à secourir les voyageurs perdus en montagne fut rapidement célèbre et ces animaux furent vendus en Europe et même aux Etats Unis. L’élevage des chiens au col du grand Saint-Bernard a pris fin en 2005. En suisse, la fondation Barry perpétue la race.

Cette race à poils longs ou ras prit le nom de Saint-Bernard et fut proclamée race suisse en 1884. Ces chiens mesurant 90 cm au garrot et pesant 90 kg en moyenne au début ont été croisés avec des terre-neuve. Les Saint-Bernard sont souvent épileptiques, souffrent parfois de maladies cardiaques, ont des dysplasies de la hanche comme beaucoup de grands chiens. Le Saint-Bernard est parfois atteint de maladies osseuses graves (ostéosarcomes). Leur durée de vie est en moyenne de huit ans. 

La vision d’un Saint-Bernard secouriste avec un tonnelet autour du cou est devenu une image célèbre. Ce tonnelet est, selon la légende, sensé contenir de l’alcool (eau de vie ou rhum) pour revigorer les malheureux voyageurs transis de froid. En réalité, ce concept est discutable pour plusieurs raisons. L’odeur de l’alcool pourrait altérer le flair de ces animaux utilisés par les patrouilles de sauvetage depuis des siècles. De plus, il n’est pas sûr que l’alcool soit d’un grand secours pour les victimes du froid et de la neige car si l’ingestion d’alcool diminue la sensation de froid cela malheureusement aggrave l’hypothermie.

. En 1800, les troupes de Napoléon franchirent ce col. Chaque jour, 6000 hommes épuisés passaient par l’hospice et les chanoines envoyaient les chiens pour aider ces malheureux. On rapporte que les chiens étaient équipés de colliers auxquels étaient accroché un panier avec de la nourriture, avec un tonnelet contenant de l’eau, peut-être du miel avec des plantes, et une couverture de laine fixée sur le dos. Ceci pour assurer les premiers secours quand les Saint Bernard partaient seuls à la rencontre des voyageurs blessés ou perdus.

Les expéditions de sauvetage pour les gens victimes d’avalanches sont un travail d’équipe entre hommes et chiens et tout cet attirail qui pourrait gêner les chiens semble inutile.

Cette race de chiens, utilisée régulièrement pour secourir les voyageurs perdus, est représentée pour la première fois par le peintre d’Edwin Landseer en 1820, avec un tonnelet autour du cou.

Sir Edwin Landseer, né le 7 mars 1802 à Londres, mort le 1er octobre 1873 dans la même ville, est un peintre et sculpteur britannique.

Connu pour ses peintures animalières, en particulier des chevaux et des chiens, Edwin Landseer est également réputé pour ses Lions en bronze de Trafalgar Square à Londres, exécutés avec l'aide du sculpteur Carlo Marochetti. Source Wikipédia

En 1930, Barry, un très grand Saint-Bernard devint le symbole de la marque de chocolat suisse « Suchard ». Il était représenté avec une tablette de chocolat autour du cou. Dans les années 60 c’est une vache qui lui succède pour faire la promotion du chocolat.

Qu’importe le vrai ou le faux, les Saint-Bernard restent de magnifiques bêtes dont le sens de l’orientation et le flair ont permis de sauver en montagne des voyageurs en perdition.

Rappelons leur devise : noblesse, dévouement et sacrifice dont certains hommes pourraient s’inspirer. 

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.