Historique

Les boîtes aux lettres

Les boîtes aux lettres

Elles sont destinées à l’expédition des missives. Elles sont fermées à clef pour éviter le vol des babillardes et bafouilles.

Les boîtes aux lettres de la poste étaient auparavant bleues ; elles sont devenues jaunes à partir de 1962 et d’un modèle uniforme.

Elles sont fabriquées en Bretagne par la fonderie Dejoie et Cie depuis 1929. Cet établissement obtient en 1949 le marché officiel des boîtes postales. A Paris, la petite poste est mise en place en 1653 et des boîtes aux lettres publiques sont installées. Ce service est abandonné puis repris en 1760 grâce à CH Piarron de Chamousset. Par la suite, Louis XVI supprime ce service et en crée un à son profit.

Développée dans les villes, cette administration pénètre dans les campagnes en 1829 suite à la loi sur le service rural. Une boîte aux lettres est installée dans chaque commune rurale (environ 35000).

 

Pour être accessibles à tous elles sont accrochées aux murs des écoles, des presbytères. Depuis 2006 les nouvelles boîtes aux lettres sont plus grandes, avec des indications en braille, un chapeau de couleur différente pour la nuit et le jour. Il en existe 135000 le long des tournées des facteurs.

Les boîtes aux lettres privées se développent au XIX° siècle. Elles permettent au facteur d’y déposer lettres, journaux et petits colis.

 

Leur aspect est très variable selon les régions. Elles peuvent être en fer, en bois,en aluminium, en fonte ou en résine. Les boîtes en bois sont peintes, lasurées, huilées et nécessitent un entretien régulier. Parfois elles sont scellées sur le mur de la maison. Parfois elles sont encastrées. A distance de la porte d’entrée, elles sont sur pied.

Elles ont très souvent dans nos régions un aspect de chalet, de maison d’oiseaux, de nichoir.

De nos jours ce service est en profonde mutation avec les progrès d’internet et des communications numériques. Bientôt grâce aux nouvelles techniques de communication, les nouvelles arriveront plus vite, les messages seront sécurisés, leur contenu inviolable, cela devrait atteindre la perfection, du moins pour les citadins ayant accès aux multimédias.

Que de chemin parcouru depuis le temps où on plaçait dans les églises des boîtes en bois fermées qui contenaient des dénonciations anonymes. Seuls les membres du gouvernement possédaient les clés de ces « tamburi » et pouvaient donc prendre les décisions qui s’imposaient en fonction du contenu des missives.

 

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