Métiers d'autrefois

Les chaudronniers

Les chaudronniers

Les anciens chaudronniers ne travaillaient que le cuivre et le bronze. A la fin du XV° siècle apparut la ferblanterie. Ce procédé permettait de faire des objets avec une mince feuille de fer trempée dans de l’étain en fusion.

Ces artisans ne travaillaient qu’à la main avec un marteau pour principal outil, pour fabriquer des ustensiles de cuivre à usage domestique : coquemars, aiguières, mortiers, casseroles, marmites. Si les riches possédaient de la vaisselle en argent, les moins aisés eux n’utilisaient que des récipients en cuivre. De plus, toutes les familles avaient en permanence un chaudron sur le feu pour cuire la soupe et des légumes. 

En plus des instruments de cuisine, les chaudronniers fabriquaient des seaux, des fontaines de cuivre pour se laver le visage et les mains, des bassinoires pour chauffer le lit avant le coucher, des bouilloires et des lampes à huile pour ne citer que les objets domestiques les plus courants. Certains se spécialisaient dans la fabrication d’objets de culte.

La grande variété des créations explique l’importance de cette confrérie dans la société de l’époque.

La plupart des chaudronniers étaient établis dans des ateliers, mais certains appelés « siffleurs » étaient itinérants allant de village en village. Ceux-ci alertaient la population en soufflant dans leurs flûtes de Pan et vivaient des réparations et d’étamages.

 

Cette industrie était pratiquée dans toute l’Europe, mais c’est la ville belge de Dinant qui était la plus réputée. C’est dans cette cité qu’est née la « dinanderie » qui permettait de faire puis de travailler du cuivre jaune (mélange de calamine et de rosette). Le métier de dinandier est considéré comme la forme noble, voire artistique, du métier de chaudronnier.

Le saint patron des chaudronniers est Saint Éloi qui fut orfèvre et monnayeur à l'époque de Dagobert Ier. Il est fêté le 1er décembre.

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