Métiers d'autrefois

Montreur d'ours

Montreur d'ours

Connu dès le Moyen Âge, le métier de montreur d’ours s'est surtout développé en Europe au XIXe siècle à partir de régions  montagneuses pauvres comme l’Ariège, les Abruzzes en Italie ou les Balkans.

En France, le métier de montreur d'ours a été une spécialité, quasiment exclusive, des habitants de deux vallées ariégeoises : celle de l’Alet et celle du Garbet. Il existe à Ercé un musée qui raconte l’histoire des « orsalhèrs », montreurs d’ours qui allèrent jusqu’en Amérique.

Le métier de monteur d’ours est difficile et peu rémunéré. Les ours sont éduqués pour réaliser en public des tours d’adresse. Les ours sauvages marchent, dansent, plus rarement ils jonglent et certains savent faire du vélo.

Le spectacle se déroule le plus souvent sur la place des villages, les jours de marché. Dans le passé, il n’y avait pas ou peu de règles pour la sécurité des spectateurs. Les ours munis de muselières, étaient tenus par leurs propriétaires aux moyens de chaînes et de colliers.

Ces animaux étaient habitués à leur dresseurs puisqu’ils se déplaçaient ensemble de ville en ville en suivant les chemins ou les voies ferrées. De plus ils étaient recueillis oursons, élevés et dressés pour apprendre des tours dès le plus jeune âge. Ce dressage utilisait des méthodes parfois critiquées car pouvant être dures, voire cruelles dans certains cas.

Actuellement ce métier a presque disparu en France. Les rares apparitions en public se font presque toujours dans le cadre des fêtes médiévales, sur les marchés de Noël ou dans des cirques. En 2018 et 2019, on recense peu de spectacles dans les hautes Alpes. A Thônes, un arrêté stipule l’interdiction des spectacles avec animaux sauvages à compter de septembre 2019. L’ours Valentin dressé par F Cheneau, est très connu des cinéphiles (film Les Kaïra).

 Il reste quelques spectacles dans les Balkans bien que ces manifestations soient officiellement interdites. Les hommes se recouvrent de peau d’ours bruns, et de la veille de Noël à l’Epiphanie, les habitants « ours » d’Asau et du reste du nord de la Roumanie vont danser à perdre haleine. Les peaux sont ensuite rangées jusqu’à l’année suivante.

Il existe dans Manhattan, à New York, un rocher baptisé Ercé autour duquel les Ariègeois se rencontrent à la sortie d’un des quinze restaurants ariégeois que compte ce quartier.

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.