Métiers d'autrefois

Le falotier

Le falotier

Le falotier était une personne dont le métier consistait, avant la tombée de la nuit, à parcourir les rues et à allumer les réverbères.

Ce métier d’allumeur de réverbères date du XVII° siècle. Le combustible d’éclairage a évolué avec le temps : bougie, huile puis le gaz et enfin l’électricité qui a entraîné la disparition des falotiers.

Auparavant on éclairait les rues avec des chandelles placées au premier étage des maisons.

En 1667, des lanternes pleines de chandelles aux extrémités furent installées au milieu des rues parisiennes. Les habitants, désignés pour un an par les autorisés, éclairaient à heure fixe les rues de leur quartier. Ce travail entraîna la création d’une taxe prélevée sur l’impôt « boues et lanternes »

En 1766, les lanternes avec des chandelles cèdent la place aux réverbères à huile. (huile de colza avec huile de chanvre en hiver contre le gel)

A la genèse, les réverbères ne sont pas sur pied mais suspendus et espacés de 60 m les uns des autres. Le travail se fait à 2 falotiers, un qui avec une corde descend le lampadaire et l’autre qui l’allume. Quand le réverbère est devenu fixe, le falotier travaille seul. Les réverbères sont alors équipés d’une barre d’appui permettant d’appuyer une échelle afin de procéder au nettoyage du quinquet.

 L'Allumeur commence sa journée par éteindre. Il est tenu d'être à son bureau à six heures.  L'Allumeur se met en campagne, nettoie les réverbères, les chapiteaux, les plaques des réverbères, les porte-mèches, et s'en retourne dans ses foyers

 Il rentre en fonctions le soir pour allumer ; tâche pénible en hiver, quand le froid engourdit les doigts et quand le vent éteint les lumières naissantes.

 Pour allumer et éteindre la lampe, il utilise une longue perche.

 L'Allumeur ne connaît ni dimanche ni morte saison et de plus son salaire est médiocre.

Le métier d'allumeur change de nature avec la conversion des réverbères, au gaz d'éclairage. On parle alors d'allumeur de gaz, En se consacrant au gaz, l'allumeur de réverbères se considérera comme déchu, comme rayé du nombre des « travailleurs actifs et experts » selon un journaliste de l’époque.

 A Paris vers 1842, la profession est sur le déclin.

L’éclairage public à l’électricité évince l’éclairage au gaz et marque la fin de la profession d’allumeur de réverbères dans les années 1880.

 En attendant, nous pouvons relire le Petit Prince et découvrir la planète de l’Allumeur de réverbères, la cinquième et la plus petite des planètes imaginées par Saint-Exupéry.

« Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. »

ASPP de Poligny tout droit réservé. CGA A french man in Camargue.